Reviews

… played with panache … literally gave my spine a tingle.” – Stewart McCoy (Early Music Review | UK)

“Kieffer bringt in seinem Spiel mit einer wunderbaren Natürlichkeit … Er beherrscht sein Instrument perfekt und kann ihm jede Nuance entlocken.” – Remy Franck (Pizzicato | BE)

“… uno dei più applauditi liutisti della sua generazione …” Il Gazzettino (Treviso, IT)

“Paul is one of the most gifted young lutenists that I have come across in the last 40 years. His musicianship and control of the instrument is astonishing.” – Nigel North

“Es ist ein Vergnügen, Paul Kieffer spielen zu hören. Er erlaubt sich keine Eigenmächtigkeiten, keine Ausreißer und keine Extravaganzen … ohne dabei unengagiert oder gar bürokratisch zu wirken … Dafür lässt er die Musik mehr aus sich heraus wirken und tritt hinter sie zurück.” – Peter Päffgen (Gitarre und Laute | DE)

“While Kieffer’s ensemble playing can be heard on earlier recordings, this promising first solo recording helps to fill out our knowledge of an important composer with far too few works available in audio formats.” – Gary Boye (EARLY MUSIC, Oxford University Press Volume 45, Issue 3, 11 December 2017)

Le fin luth

“Il est des secrets qui sont bien gardés. Ainsi, peu de mélomanes, sans doute, peuvent se vanter de connaître la musique de Jacques Le Polonais, pourtant l’un des pères de l’école française de luth baroque. Mort vers 1605, il ne nous est vraiment connu qu’après, et en particulier par des encyclopédistes du xviie siècle. La première parution de ses œuvres date de 1603, et d’autres pièces nous sont parvenues par des sources posthumes. Tout se passe comme si en effet le secret de son talent avait été gardé aussi longtemps que possible, du moins pour la postérité, car, luthiste à la cour de France, Le Polonais a bien dû jouir d’une certaine notoriété en son temps.

Il s’appelait en fait Jacob Reys. C’est de sa naissance en Pologne et de son ascendance qu’il tira son surnom. Comme l’écrit Paul Kieffer dans la note d’accompagnement du disque, « sa façon de composer de distingue de celle de ses contemporains italiens », et cette musique semble, en son dernier quart du xviesiècle, amorcer vivement le passage vers le premier baroque français ; on pense en entendant certaines tournures mélodiques, certains enchaînements harmoniques, à ce que l’on trouvera chez la triade de l’air de cour, Guédron, Moulinié, Boësset. C’est particulièrement vrai des danses, comme par exemple telle Gaillarde (piste 2).

Au reste, la polyphonie, qui est magnifiée dans des fantaisies et des variations (sur Une jeune fillette, par exemple), n’est pas moins soignée que ces charmantes mélodies, et fera davantage songer à l’héritage franco-flamand et à son goût pour les amples détours, lequel goût on retrouvera encore chez Sweelinck par exemple.

Parce que son programme se nourrit aussi bien des danses légères que des fantaisies ou des variations plus contrapuntiques, ce disque monographique consacré à Jacques Le Polonais illustre bien la variété du répertoire de luth, aimant aussi bien la méditation que le divertissement (voire la méditation sur le divertissement). Il nous montre aussi que sur le luth, passer d’une tonalité à l’autre, c’est souvent explorer des registres différents et susciter des résonances diverses, et c’est un peu changer de monde ; ainsi, le passage, de la piste 24 à la 25, de si bémol majeur à famineur est particulièrement frappant.

Outre l’habileté dans le choix choix du programme, il faut mettre encore au crédit du jeune luthiste Paul Kieffer un toucher vif, argentin même, mais aussi varié, car il sait se faire plus grave dans les pièces méditatives, comme le prélude initial ; ce toucher précis, agile, fait merveille dans les pièces rapides, car la vivacité ne tombe jamais dans la vaine démonstration (est-elle possible au luth ?) et sait demeurer toujours empreinte de délicatesse, soulignant la fraîcheur de cette musique. Les ornements sont aussi nets que bien intégrés à la ligne mélodique. On apprécie aussi tout particulièrement la clarté polyphonique, car, sans y prendre garde, l’auditeur suit avec beaucoup d’aisance les différentes voix — et si on les suit si bien, c’est qu’on y est bien guidé par le musicien. Bref, rarement luth aura si bien sonné, sonné avec tant d’enchantements.

On l’aura compris, il s’agit là d’un disque de grande valeur. Quand on songe que c’est le premier disque de solo de Paul Kieffer, l’on se dit que s’il continue d’être si bien servi, le répertoire de luth a de beaux jours discographiques devant lui.” – Loïc Chahine (Le Babillard | FR) · publié mardi 5 juillet 2016

“A 26 ans, ce luthiste américain d’origine allemande est avant tout une personnalité hors normes, à la gentillesse et à la générosité parfaitement désarmantes.

Accompagné de son luth en toutes circonstances, il n’est pas rare qu’il s’asseye en pleine rue pour jouer quelques minutes. Non pas dans l’espoir d’être remarqué, applaudi ou reconnu, mais plutôt habité par le désir de partager ce qui le fait vivre: son amour du luth.

Fils d’une chanteuse lyrique, Paul Kieffer se souvient s’être souvent endormi, enfant, pendant les répétitions de sa maman. C’est donc assez naturellement que le jeune Paul se met à la guitare, puis au piano dès l’enfance. Mais l’étincelle qui sera décisive sera un concert du luthiste Paul O’Dette, à l’âge de 15 ans. Ce jour-là, Paul tombe amoureux de cet instrument, qui deviendra presque une obsession, nous confiera-t-il!

Une obsession qui ne l’empêchera pas de jouer de la guitare. Un instrument qu’il est heureux d’avoir pratiqué avant le luth, car il lui aura permis de jouer de la pop et du rock, à l’adolescence. Nous écouterons d’ailleurs sur ses conseils “Wish you were here” de Pink Floyd, une de ses mélodies de chevet.

Aujourd’hui, Paul Kieffer publie son 2e disque chez Outhere. Il s’intitule “Il Barbarino”. Il est consacré à la musique pour luth solo à Naples au 16e siècle. Une époque à laquelle la cité italienne était une plaque tournante, un lieu incontournable du luth.

Parallèlement à ce travail d’enregistrement, le jeune luthiste nourrit une véritable passion pour l’histoire de son instrument, et surtout son répertoire. Une passion qui l’a conduit à recenser de la manière la plus exhaustive possible tout le répertoire qui existe pour son instrument!!

Mais avec Paul Kieffer, tout est dans tout, et s’il est assurément d’abord un très fin luthiste, il est aussi artiste complet, et, vous l’aurez compris, une très belle personne, passionnante à plus d’un titre!
Bonne écoute!” – Laurent GRAULUS, Puisque vous avez du talent, Musiq3 (BE)

SPEZIALITÄTEN AUS EINER GANZ ANDEREN ZEIT

“Die Lautenisten Marc Lewon und Paul Kieffer spielten in der Römervilla in Grenzach-Wyhlen Alte Musik. Filigran und virtuos waren die zarten Klänge des Lauten-Spieler-Duos Marc Lewon und Paul Nicholas Kieffer bei der Matinee in der Römervilla in Grenzach-Wyhlen. Ob die außergewöhnliche Besetzung oder die Ankündigung “Musik des 15. Jahrhunderts” die zahlreichen Besucher ins Regionalmuseum gelockt haben mag? Jedenfalls waren dreieinhalb der vier umlaufenden Emporenseiten dicht bestuhlt und voll besetzt, ebenso die weiteren Stühle direkt vor der Bühne.

Werke von Josquin Desprez, Francesco Spinacino, Oswald von Wolkenstein, Alexander Agricola und anderen Komponisten der Spätgotik und der frühen Renaissancemusik erklangen in den historischen Mauern. Außerdem Werke aus dem Lochamer-Liederbuch, der Wolfenbütteler Lautentabulatur und dem Buxheimer Orgelbuch. Da viele der Stücke nur fragmentarisch vorliegen, haben der in Wyhlen lebende Marc Lewon und der aus den USA stammende Paul Kieffer sie zum Teil selbst arrangiert, im Stil der Zeit ergänzt und improvisatorisch erweitert.

Kieffer und Lewon haben beide in Basel an der Schola Cantorum Basiliensis studiert und sind Experten für Musik aus der Zeit vor dem 16. Jahrhundert. Damals bekannte mittelhochdeutsche Lieder erklangen in der Römervilla teils als instrumentale Bearbeitung, bei manchen sang Lewon auch den Liedteil ergänzend zum Lauten- oder Quinternen-Spiel. Die Werke stammen aus einer Zeit des Umbruchs innerhalb der Lautenmusik, erklärte Lewon: Bis ins 15. Jahrhundert wurde die Laute ausschließlich mit einem Plektrum (Federkiel) gespielt, was vor allem die Entwicklung des virtuosen Melodiespiels begünstigte. Erst gegen Ende des 15. und in der Übergangszeit ins 16. Jahrhundert hinein entwickelte sich mit dem Fingerspiel der rechten Hand ein feines mehrstimmiges Spiel.

Lewon und Kieffer wechselten eindrucksvoll zwischen Melodie und Begleitung, dabei spielten sie mit ihren Rollen, reichten Melodie und Begleitung hin und her und präsentierten sich souverän und gut aufeinander eingespielt. Deutliche rhythmische Akzente, synkopisch ineinander greifende Stimmen, schnörkelige Verzierungen, bedeutungsvolle Vorhalte und triolische Strukturen ließen vieles, was man aus späteren musikgeschichtlichen Epochen kennt, bereits erahnen. Dennoch waren der Klang der zarten Lauten, die ungewohnten Tonalitäten und die Art des Gesanges “Early Music” unerfahrenen Hörern fremd. Bei der Suche nach Orientierungspunkten und Klang-gewohntheit fühlte man sich wie bei einer Reise, bei der man unbewusst permanent Unbekanntes mit Gewohntem vergleicht, noch ergänzt um einen Zeitreise-faktor mit Entwicklungsverlaufssucher.

Fazit: Eine musikalische Spezialität, die das Potenzial hatte, die Römervilla zu füllen und das Versprechen “Virtuose Lautenmusik” absolut einlöste. Viel feine Musik und ebenso feiner Applaus – manchen schien die Spezialität zu speziell, anderen gefiel die Virtuosität und das Unkonventionelle richtig gut.”

(Di, 10. Mai 2016 Veröffentlicht in der gedruckten Ausgabe der Badischen Zeitung. von: Sarah Nöltner)

Le Polonois

“Jacques le Polonois (c. 1545-55 – c. 1605), otherwise known as Jakub Polak or Jacob Reys, was born in Poland, and moved to Paris probably in 1574, where he became one of the most outstanding lutenists of his generation. According to Henri Sauval in his Histoire… de Paris, Jacob Reys attached no importance to money and drank heavily, which apparently helped him play. Interestingly, Sauval describes Jacob’s playing technique: “he hardly raised his fingers and seemed to have them glued to the lute.” I take this to mean that Jacob probably played with a thumb-outside technique, as does Paul Kieffer for this recording. A modern edition of Jacob’s music is available: Jakub Polak (Jacob Polonois), Utwory Zebrane Oeuvres Collected Works, ed. Piotr Pozniak (Kraków: Polskie Wydawnictwo Muzyczne, 1993). His music is distinctly French in character, and foreshadows the development of lute music in France in the 17th century, in particular the style brisé.

The CD gets off to a good start with Prelude Polonois (Pozniak XI) from Lord Herbert of Cherbury’s manuscript. Kieffer plays it twice, adding a few graces here and there, and playing with a delicate touch, which I find subtly expressive. The tonality of Gall[iard] Polonois (track 2) reminds me of the lute music of Robert Ballard (c. 1572-5 – after 1650). I like Kieffer’s interpretation, with added graces and his own tasteful divisions for repeats. The similarity with Ballard becomes a reality in track 3, the first half of which is a Courante by Ballard, and the second half by Jacob. In Volte (track 4) Jacob creates contrasts of timbre with a wide range of melodic notes – down to the 6th course in bar 24, and then up to the 8th fret of the 1st course a couple of bars later. In bar 40 he switches octaves after a passage of descending thirds, to have the unexpected bright sound of a high b’ natural. The piece ends with a hemiola, a device Jacob often uses. His setting of Susanne un Jour (not based on the familiar setting by Lassus) is a nice piece of polyphony, with a section where a slow-moving melody is accompanied by flowing quavers below.

One pleasing aspect of Kieffer’s playing is not to spread or roll chords excessively. He uses them here and there for a special effect, e.g. in bars 21-4 of a prelude (track 6) for some chords high up the neck, but generally he plucks notes neatly together, which enables polyphonic lines to come through clearly. Puzzlingly he makes what I think are unnecessary changes in the Fantasia (track 8) from 21v of Besard’s Thesaurus Harmonicus  (1603), simplifying fast notes at cadences. Jacob’s music is more akin to 17th-century French lute music as far as his choice of flat keys is concerned. Prelude Jacob (track 9) is flat enough in A flat major, but Fantasie Jacob (track 10) is in the extraordinary key of A flat minor – the transcription has a key signature of seven flats. In contrast to the many preludes and fantasies, there is a lively Sarabande, played with panache, and which literally gave my spine a tingle. According to the play list, 18 of the 28 tracks are premiere recordings. Kieffer plays an 8-course lute by Grant Tomlinson, strung in gut, and with the lowest two courses retuned where necessary.” – Stewart McCoy (Early Music Review | UK)

Il Barbarino

“Paul Kieffer presents an interesting anthology of Neapolitan music, 24 pieces in all, of which 15 have not been recorded before. Eleven pieces are from the Barbarino manuscript (hence the title of the CD), Kraków, Biblioteka Jagiellońska, Mus. ms. 40032, a manuscript compiled approximately from 1580 to 1611 by a castrated lutenist called Barbarino: a variety of anonymous pieces – Tenore di Napoli, Pavana de España, Volta, Folias en primer tono, Toccata, and Matachin con sus diferencias – and music by named composers – Fantasia by Luis Maymón (d. before 1601), Fuga and Canto llano y contrapunto by Francesco Cardone (d. before 1601), Fantasia by Fabrizio Dentice (c.1530-1581), and an intabulation by Giulio Severino (d. 1583) of Palestrina’s “Da poi che vidi vostra falsa fede”. I deduce from the Palestrina intabulation that Kieffer’s lute (an 8-course in F by Grant Tomlinson) is fretted in some kind of meantone temperament – maybe sixth-comma – because the chord of C major (a2 + a3 + b4 + c5) has a slight sourness arising from that temperament, a price well worth paying for the purity of intonation obtained with other chords. The Tenore di Napoli sounds similar in style to Giovanni Pacoloni (divisions over a slow-moving ground), but with a more interesting chord sequence perhaps based on an old basse danse tenor. This and the other dance pieces on the CD, contrast with the more cerebral Fantasias of Dentice, thoughtfully interpreted by Kieffer in an unhurried performance, with clear voice-leading, savoured dissonance, and nicely shaped phrases. There are four altogether, including three from the Sienna lute book; one of these (track 4) starts with a slow-moving theme which is developed in some quite surprising ways before breaking into a more homophonic passage, and finishing with faster-moving intricate polyphonic lines. Kieffer plays three Ricercars by Francesco da Milano (1497-1543), not that Francesco is thought to have visited Naples, but because some of his music was published there in 1536 in Intavolatura de Viola o vero Lavto … Libro Primo [and Libro Secondo] della Fortuna. Tracks 13, 14 and 20 are Ness nos 11, 10 and 8 respectively.

Kieffer’s restrained speeds allow the music to breathe, and we can enjoy all the tied notes in Ness No 8. Interestingly Kieffer’s 2’33 is only four seconds slower than Paul O’Dette’s 2’29 – both players clearly like to take their time with this Ricercar. The “viola” given in the title of the book as an alternative to the lute, is the viola da mano, a guitar (more or less)-shaped instrument with the same tuning as the lute. Kieffer plays the three Francesco ricercars on a 6-course viola da mano in G built by Peter Biffin. It has a bright, sweet sound, although notes on the sixth course sound a little plunky, which is inevitable with gut strings. One can tell from the final chord of Ricercar 8, that the lowest four courses are tuned in octaves: the F major chord d2+d3+e4+f5 would sound f’+c’+a+f with unison stringing, but one can clearly hear the note a’ sounding as the highest note of the chord, produced by the upper octave of the fourth course.

Also included in the CD are two very fine fantasias by Perino Fiorentino (1523-1552) taken from Intabolatura de Lauto (Rome, 1566), a reprint of an earlier edition published in 1547 in Venice. Fiorentino is described on the title page as a disciple of Francesco, and indeed these fantasias sound like good Francesco, aided and abetted by the delicate sound of the viola da mano and Kieffer’s sensitive and tasteful performance.” – Stewart McCoy (Early Music Review | UK)

Ein Vergnügen

“Die meisten Musikfreunde, die sich mit dem Lautenspiel befassen möchten, machen ihre ersten praktischen Erfahrungen mit „Renaissance-Lauten“. Das sind Lauten in der Gitarre-ähnlichen Quart-Terz-Stimmung mit zwischen fünf und maximal zehn Chören. Für diese Auslegung des Instruments ist – beginnend mit dem frühen 16. Jahrhundert – „hundert Jahre Repertoire“ überliefert … mit der Wende zum 17. Jahrhundert sollte eine neue Zeit anbrechen, allgemein musikalisch und, was die Laute angeht. Sie war nun mindestens acht- bis zehnchörig; ihre Musik wurde nur noch in französischer Tabulatur aufgeschrieben und veröffentlicht und: Die „alte Stimmung“ wurde zwar noch benutzt, sie wich aber zunehmend einer neuen in der Grundstimmung d-Moll. Intavolierungen, die zwischen 1500 und 1600 einen beträchtlichen Anteil des Repertoires ausgemacht hatten, verschwanden und neue, mehrsaitige Mitglieder der Lautenfamilie behaupteten sich: Theorbe, Chitarrone und die „Barocklaute“.

Zum Schluss der gloriosen Zeit der „Renaissance-Laute“ – genau zwischen 1594 und 1617 – erschien eine Reihe umfänglicher, großformatiger Anthologien mit Lautenmusik, herausgegeben beispielsweise von Jean-Baptiste Besard, Robert Dowland, Joachim van den Hove oder Georg Leopold Fuhrmann. In ihnen finden sich Hinweise auf einen Komponisten, der manchmal „Jacob Reis“, bei Dowland „the most famous Iacobus Reis of Augusta“ genannt wird und gelegentlich nur „Jacob“ oder „Mr Iacques Pol[l]onois“.

Robert Dowland scheint den Komponisten mit einem anderen verwechselt zu haben, denn aus Augsburg (Augusta [oder gar Augusta Vindelicum oder Augusta Treverorum, dem heutigen Trier]) stammte Jakob Reis keineswegs … wohl aber Melchior Newsidler. Paul Kieffer bemerkt hierzu im Booklet zu seiner CD, dass auch Besard Fantasien von Newsidler mit solchen von Jacob Reys verwechselt hat.

Nun ist es so, dass heute fast alle Lautenisten den Komponisten Jacob Reis dem Namen nach kennen, weil jeder einmal Robert Dowlands Tabulatur „Varietie of Lute-Lessons“ (London 1610) benutzt hat. Von diesem wichtigen Buch ist schon 1958 bei Schott in London eine Faksimile-Ausgabe erschienen, wohl eines der frühesten Faksimiles von Lautentabulaturen überhaupt, und genau hier finden wir den schon erwähnten Hinweis. Auf fol. F2r–F2v steht eine „Fantasie. 3 | Composed by the most famous Iacobus Reis of Augusta: Lutenist to the most mightie and victorious Henricum 4. Frech King.“ Auf diese Fantasie ist jeder Lautenist irgendwann gestoßen … nur haben die wenigsten sie vermutlich auch gespielt. Ähnlich ist es anderen Kompositionen des Lautenisten gegangen: Von den 28 Stücken des CD-Programms sind 18 Ersteinspielungen! Dabei war Reis, so Paul Kieffer, „einer der bedeutendsten Instrumentalisten des späten 16. Jahrhunderts.

Reys komponierte, als sich Laute und Lautenspiel im Wandel befanden … wobei eine Veränderung die andere bedingte. Der „instrumententypische »aufgebrochene« Stil zur Darstellung von Polyphonie“ sollte erst etwas später als „style brisé“ stilprägend, wenn nicht stilbeherrschend werden, aber einige Stücke von Reys lassen die neue Spielweise mindestens ahnen. Was die Lauten angeht, die er spielte, hat er mit einer sechs- oder siebenchörigen begonnen, ist dann zu einer achtchörigen gewechselt und hat am Ende seines Lebens eine neunchörige Laute gespielt, dabei aber immer „für die ersten sechs Saiten die althergebrachte Lautenstimmung des 16. Jahrhunderts“ verwendet. Dabei war es spätestens seit Antoine Francisques Tabulatur „Le Trésor d’Orphée“ (Paris 1600) üblich geworden, mit Lautenstimmungen zu experimentieren und zu spielen. Francisque war der Erste, der Stücke mit vorangestellten Stimmanweisungen herausgab … bzw. herausgeben musste, weil immer mehr unterschiedliche Stimmungen verwendet wurden: „Pour acorder le Luth a cordes avalées“.

Dafür, dass Paul Kieffer eine Auswahl an Lautenstücken von Jakob Reys eingespielt hat, kann man nur danken! Auch dafür, dass die Musik opulent verpackt ist und von sehr informativen Texten in drei Sprachen begleitet wird. Und schließlich: Es ist ein Vergnügen, Paul Kieffer spielen zu hören. Er erlaubt sich keine Eigenmächtigkeiten, keine Ausreißer und keine Extravaganzen … ohne dabei unengagiert oder gar bürokratisch zu wirken. Er sonnt sich nicht in schönem Lautenton oder in betörend schön gesungenen Melodien wie es Paul O’Dette, dessen Spiel Paul Kieffer nach eigener Aussage zum Lautenspiel inspiriert hat, jetzt vermutlich genüsslich täte. Dafür lässt er die Musik mehr aus sich heraus wirken und tritt hinter sie zurück. Ob Jakob Reys selbst, von dem Henri Sauval („Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris,“ Paris, verfasst vor 1655, veröffentlicht posth. 1724) geschrieben hat „dass niemand je grossartiger zu extemporieren vermochte, als er“ die gleiche, sich selbst vergessende Disziplin an den Tag gelegt hätte, wage ich nicht zu entscheiden … und das ist schließlich auch müßig. Die Reys-CD empfehle ich jedenfalls ausdrücklich, und zwar keineswegs (nur) aus Gründen der Dokumentation oder der Repertoireergänzung.” – Peter Päffgen (Gitarre und Laute | DE)

Paul Kieffer se presenta de la mano de Jacques le Polonois

“La capacidad de la llamada música antigua para recuperar autores poco o nada conocidos y obras olvidadas resulta asombrosa. El laudista Jacques le Polonois, también conocido como Jakub Polak o como Jakub (Jacob o Jacques) Reys (Reis, de Rais, de Reiz, de Restz, de Retz o du Retz) nació, como su propio nombre indica, en Polonia, en una fecha no determinada entre 1545 y 1555, si bien la mayor parte de su carrera musical transcurrió en Francia, a donde llegó en 1574 formando parte del séquito de Enrique III, quien, a pesar de haber nacido en Fontainebleau, llegó a ser rey polaco y gran duque de Lituania, con el nombre de Henryk Walezy (o sea, Henri de Valois), antes de serlo de Francia. Esta auténtica macedonia de nombres y de apellidos ha sido la culpable de que hasta hace bien poco se pensara que Jacques le Polonois y Jakub Reys eran dos músicos distintos.

En Francia, y hasta su muerte, acaecida hacia 1605, Le Polonois no sólo trabajo como laudista del monarca, sino también como ayuda de cámara, cargos que conservó a partir de 1589, cuando, al fallecer Enrique III, le sucedió en trono su primo Enrique de Navarra con el nombre de Enrique IV. Son varias las fuentes históricas que se refieren a él como el más destacado laudista de su época y como el creador de un nuevo estilo de tocar, aunque hasta la fecha nadie ha sido capaz de determinar en qué consistía ese “nuevo estilo”. Lo cierto es que las obras que se han conservado de él (aproximadamente, sesenta)  están llenas de grandes dificultades técnicas, lo cual hace suponer que, en efecto, fue un intérprete sobresaliente. El disco que se nos presenta ahora contiene veintiocho de esas obras, todas ellas absolutamente francesas, por más que algunas hagan alusión a la procedencia polaca de su autor. Escuchándolas, es fácil llegar a la conclusión de que a Le Polonois le gustaba experimentar con las sonoridades de su instrumento, especialmente en las danzas (la titulada Sarabanda de Jacob es un claro ejemplo de ello).

Paul Kieffer es un joven laudista (25 años), producto de esa prodigiosa e inagotable cantera que es la Schola Cantorum Basiliensis … Especializado en el repertorio renacentista, es este su debut discográfico en solitario, si bien ya se anuncia la aparición de su siguiente disco en el sello Arcana. En esta grabación emplea un laúd de ocho cuerdas, réplica de un modelo construido en Padua por Vendelio Venere en 1582. De Kieffer llaman la atención no pocas virtudes: solidez técnica, precisión, delicadeza y, por encima de todo, una transparencia sonora impresionante. Creo que estamos ante un intérprete que tiene muchas cosas interesantes que decir en el futuro. Por si ello no fuera suficiente, el disco, editado por el sello alemán Aevitas, es un dechado de suntuosidad, desde la calidad de los materiales con que está confeccionado hasta las bellísimas ilustraciones, pasando por unas notas informativas más que notables (en inglés, francés y alemán). Todo un hallazgo Kieffer, como también lo es Jacques le Polonois y su música.” – Eduardo Torrico (El Arte de la Fuga | ES)

Faszinierender Lautenspieler

“Jakub Reys (ca. 1545 – ca. 1605) genannt Jacques le Polonois, war ein polnischer Lautenspieler und Komponist. Er lebte die meiste Zeit in Frankreich und wirkte am Hofe Heinrichs III. und Heinrichs IV. Eine CD mit Lautenstücken von Jaques le Polonois hat der junge amerikanische Lautenspieler Paul Kieffer jetzt bei AEvitas herausgebracht. Kieffer bringt in seinem Spiel mit einer wunderbaren Natürlichkeit den Reichtum von Reys’ Musik zum Ausdruck. Er beherrscht sein Instrument perfekt und kann ihm jede Nuance entlocken (AE12157).” – Remy Franck (Pizzicato | BE)

“Coup de coeur pour ce jeune luthiste ! Une profondeur et une maturité dans l’interprétation, une technique parfaite, des diminutions bien perlées, enveloppées d’un beau legato, un très beau souffle également dans le successions d’accords des madrigaux, une transparence et une parfaite clarté du contrepoint dans les fantaisies, de fins ornements, un magnifique phrasé, de belles respirations, des nuances inspirées, un très beau son (on notera le contraste entre les deux instruments utilisés) etc etc … Bref, Paul Kieffer a tout pour lui ! On souhaite à ce marveilleux interprète une très belle carrière (déjà bien entamée !). En tout cas, procurez-vous vite son disque au répertoire bien choisi, très varié, et guettez ses prochains concerts !” – (Bulletin de la Société Française de Luth | FR)

“Both the playing and the technical quality of the recording are praiseworthy, capturing so vividly the innate personality Mr. Kieffer’s Grant Tomlinson lute. Mr. Kieffer possesses a formidable technique, especially for one so young (24 at the time of recording). He plays with authority and agility, navigating the sometimes technically challenging music with assurance.” (The Lute Society of America Quarterly | USA)

“Le jeune luthiste s’y montre parfaitement à l’aise techniquement, son jeu est bien articulé, clair et précis. Sa sonorité ample fait penser plus à la musique baroque.” – Greet Schamp (De Belgische Luitacademie | BE)

“The seriousness and refinement of Reys’s music (not to mention its difficulty—Reys was not afraid of awkward positions and unfriendly keys) find a worthy advocate in the young Paul Kieffer, whose playing is excellent throughout, and a suitable vehicle in a fine 8-course lute by Grant Tomlinson … Lutenist and lute work together to make a sound which is suitably bright on the treble side and mellow in the bass, full-bodied and secure with faultless intonation and excellent balance across the range of the lute, which is just what is wanted in polyphonic writing. Chordal passages are beautifully controlled and ‘together’, and phrasing and rubato are always very musical.” – Christopher Goodwin (Lute News | UK)

“Este nueva grabación confirma plenamente la gratisima impresion que causara Kieffer en la anterior. Su sonida es admirablemente cristalino, lo que, unido al sentido de la musicalidad que evidencia, convierte a estas piezas (veinticuatro, algunas de ellas grabadas por primera vez) en modélicas. No estamos hablando de un intérprete bisoño, por mucho que su edad (26 años) pueda inducimos a esa erronea conlusion.” (Scherzo | ES)

“Le luthiste Paul Kieffer a bâti un programme qui donne une bonne idée du talent de ce luthiste virtuose qui fit une brillante carrière, attaché à la cour de France entre les règnes d’Henri III et Henri IV. Les pièces proposées reflètent les formes du répertoire en usage à l’époque avec des fantaisies, des danses, des adaptations de polyphonies ou encore des musiques de ballet de cour … Enfin, il faut aussi mentionner au crédit de ce disque le fait que plus de la moitié des pièces sont ici enregistrées pour la première fois. Le luthiste Paul Kieffer mérite tous nos encouragements, notamment pour sa fine musicalité éloignée des effets inutiles et pour sa sonorité raffinée.” – Joël Dugot (Bulletin de la Société Française de Luth | FR)

“The dance pieces are particularly noteworthy, including the extraordinary Sarabande Jacob (with seven inventive variations), possibly the earliest known example written for the lute and, apparently, particularly difficult to play (not least because it is written in A flat), although that is not at all evident from this performance […] Paul Kieffer’s playing is delicate and sensitive, avoiding any percussive effects …” – Andrew Benson-Wilson (Early Music Reviews | UK)

Kontrastreiches Lautenspiel

“Der Lautenist Paul Kieffer hat ein Programm mit dem Titel ‘Il barbarino’ aufgenommen, mit Musik aus dem ‘Cinquecento Napoletano’. Diesem Programm begegnet er mit einem sehr differenzierenden Gestalten. Er versucht nicht zu mystifizieren, sondern ist weitaus direkter, offener als mancher seiner Kollegen. Seine Kunst, zu färben, sein Spiel dynamisch zu variieren, spontan zu akzentuieren und so Kontraste zu schaffen, erlaubt ihm das. So bekommt jedes der zwischen einer und fünf Minuten dauernden Stücke seinen eigenen Charakter (Arcana AD105).” – Remy Franck (Pizzicato | BE)

“Paul Kieffer grasduinde voor deze nieuwe plaat in verschillende manuscripten. Naast het titelgevende Barbarino boek uit Napels (nu in Polen PL-Kj Mus. Ms. 40032), is er muziek uit  het Siena luitboek dat in Den Haag bewaard wordt, uit de Augsburgse Hainhofer luitboeken en de Romeinse uitgaven van muziek van F. da Milano en Fiorentino. Maar er zijn in Napels in 1536 al twee opmerkelijke da Milano publicaties door Johannes Sultzbach waaruit geput wordt.
Een klein uurtje 16e eeuwse Italiaanse muziek van nobele Napolitanen als Luigi (vader) en Fabrizio (zoon)  Dentice, maar ook van Francesco Canova da Milano  en Perino Fiorentino, diens leerling, ook minder bekende componistennamen als Francesco Cardone en Giulio Severino. Deze laatste maakte een mooi luitarrangement van Palestrina’s Da poi che vide vostra falsa fede op tekst van Petrarca terwijl Kieffer voor deze opname zelf een madrigaal van L. Dentice voor luit bewerkte.
 
Vergeten we niet dat het Napolitaanse hof toen verbonden was aan de Spaanse kroon, dus er is zeker veel muzikale interactie geweest tussen beide schiereilanden, wat te merken is aan de muziekkeuze op deze cd. De fantasia’s, Folias en primer tono en ricercars zijn zeker Spaans geïnspireerd, terwijl andere variatievormen en enkele dansen wel universeel waren in het ganse Europa van die tijd. En uiteraard zijn er de intavolaties van vocale werken zoals Suzanne un jour van Lassus.
 
Dertien stukken werden hier voor het eerst op cd opgenomen en tellen dus als ‘premiere recording’ zoals dat genoemd wordt. De anonieme Volte met ostinaatbas op nr 12 zal iedere luitspeler wel herkennen, wordt vaak aan Galilei toegeschreven.
De viola da mano van Peter Biffin (Australische bouwer) geeft tegenover de 8 korige renaissanceluit gebouwd door Grant Tomlinson (Canada) een mooie afwisseling qua timbre.
Aangezien ze dezelfde stemming hebben, kunnen ze hetzelfde repertoire spelen zoals da Milano reeds in zijn titel Intavolatura de Viola o vero Lauto uit 1536 vermeldt. John Griffiths schreef de interessante tekst van het inlegboekje (Engels-Duits-Italiaans) waar u uitgebreid kunt kennis maken met het zestiende-eeuwse luitleven in Napels.
Het delicate spel van Kieffer is een lust voor het oor, zijn met veel smaak uitgekozen stukken, uit bovendien een niet zo vaak opgenomen repertoire verdient zeker een plaats in uw cd collectie!” – Greet Schamp (De Belgische Luitacademie | BE)
 

“The 8-course lute and the 6-course viola da mano are played beautifully by Paul Kieffer. Many of these pieces have never been recorded before, and there are some real revelations. Fabrizio Dentice’s four fantasias are really good, and the works of Giulio and Giovanni Severino likewise. There’s excellent music by Perino Fiorentino, Luis Maymon and Fabrizio’s father Luigi Dentice. The only two surviving pieces by Francesco Cardone are included: his ‘Fuga’ and ‘Canto llano y contrapunto’. Both are marvellous chromatic pieces […] The disc finishes with one of the most charming pieces of music I’ve ever heard: ‘Matachin con sus diferencias’. Really lovely […] if you enjoy renaissance lute music then really ought to buy this disc. This is a stunningly good recording.” – John Croall (Lute News UK)

« Je te salue, ô luth harmonieux ! »

“Ainsi s’exclamait Ronsard dans la dernière strophe de son poème « À son luth », et c’est ce que l’on a envie de dire à Paul Kieffer après avoir écouté son dernier disque. L’on salue à la fois son luth, sa vihuela et son toucher élégant qui, pendant près d’une heure, parviennent à rendre lisibles des pages difficiles et exigeantes — tant pour le musicien que pour l’auditeur — du répertoire savant de la Renaissance italienne et espagnole, créant un doux tapis sonore propre à la méditation ou à l’accompagnement d’une profonde concentration…

Voilà en effet une anthologie bien conçue de pièces italiennes issues de différents manuscrits, parmi lesquels le manuscrit « Barbarino », un recueil napolitain dont les pièces ont été compilées par un luthiste du nom de Barbarino à la fin du xvie siècle. Il s’agit donc de la collection partiale d’un musicien éclairé qui, parmi le répertoire italien et espagnol de son siècle, a sélectionné, copié et peut-être arrangé les pièces qui avaient retenu son attention : pièces savantes (fantaisies, ricercare, toccatas…), danses (pavanes, gaillardes…) et chansons mises en tablatures.

Les pièces « savantes », celles que John Griffiths nomme « abstract works » dans le livret d’accompagnement, dominent l’anthologie. Il n’est pas évident de traduire l’expression anglaise abstract works (« pièces abstraites » ou « d’abstraction » ne semble pas clair). Il s’agit, en fait, pour aller au plus court, de pièces contrapuntiques qui convoquent tuilage, art de la fugue, imitations… Cela a de quoi être rebutant pour celui qui voudrait passer un bon moment en écoutant de « belles » pièces ; pourtant, l’on est loin de s’ennuyer franchement. Si toutes les pièces ne sont pas d’un intérêt palpitant, il y a dans ce récital des pages qui ne laissent pas indifférent.

Les fantaisies de Dentice, toujours austères au début, exposant froidement des thèmes peu mélodieux, se révèlent être d’intéressants objets musicaux, bien construits, modulant parfois étrangement, de telle sorte qu’ils excitent la curiosité de l’oreille. Une belle fugue de Cardone a retenu plus particulièrement notre attention : l’exposition du thème dans le grave (registre peu utilisé mélodiquement au luth), nous a paru surprenante, presque lourde, mais une fois ce thème exposé, la pièce progresse rapidement vers le médium, puis dans l’aigu du luth, déployant une sorte d’élévation. Une « toccata », simple mais belle, d’une grande liberté, pleine de jolies formules, mérite aussi d’être retenue. Enfin, l’on sera sensible à une petite « folia » dansante.

Le jeu de Paul Kieffer, dont Le Babillard s’était fait l’écho à la parution de son disque consacré à Jacques le Polonois, conserve les mêmes qualités : « un toucher vif, argentin même, mais aussi varié, car il sait se faire plus grave dans les pièces méditatives », avait dit notre collègue. Il faut ajouter que la clarté est un de ses plus beaux atouts : les lignes sont pures, sans bavure ni accrochage, même dans le registre grave, et cette clarté est sublimée par une prise de son pure. La résonance de l’église laisse un bel espace au son argentin du luth, qui a gagné en netteté. Il n’est que de le voir jouer pour se rendre compte de sa concentration et de sa tranquillité, mises au service d’une remarquable netteté. Nous nous permettons de formuler un bémol : les pièces jouées à la vihuela nous ont moins séduits, notamment parce que nous avons été moins sensibles au timbre de l’instrument, plus grêle, moins dense, offrant moins de profondeur et de variété que le luth dans les contrepoints. Il n’en demeure pas moins que Paul Kieffer est devenu un luthiste accompli qui a fait ses preuves et mérite d’être suivi pour l’originalité de ses choix.” Wissâm Feuillet (Le Babillard | FR) publié jeudi 9 mars 2017